Depuis l’arrivée des nouveaux appareils « téléphone-first » comme le DJI Neo, le DJI Flip et le DJI Neo 2, beaucoup d’utilisateurs volent sans radiocommande physique : le smartphone devient la radiocommande. Mais l’application DJI Fly n’est pas exactement la même expérience sur un écran de téléphone qu’intégrée à une radiocommande (comme la RC/RC-Pro/Smart Controller).
Voici un tour d’horizon « menus, ergonomie, fonctions, contraintes, et conseils pratiques » pour comprendre les différences et choisir la meilleure méthode selon vos usages.
ce qui change entre mobile et radiocommande
1) Interface et lisibilité (taille d’écran, luminosité, contrôles tactiles)
Téléphone : écran plus petit selon modèle, souvent très lumineux mais sujet aux reflets. L’interface DJI Fly s’adapte (boutons plus compacts). Les menus sont identiques en structure mais agencés pour tenir sur une seule fenêtre mobile.
Radiocommande (les RC) avec écran intégré : écran dédié grand, souvent très lumineux (certains contrôleurs pro ont 1000/2000 nits), orientation et boutons physiques. Sur ces contrôleurs, DJI Fly peut offrir une meilleure lisibilité en plein soleil et interactions plus fiables (touch + boutons physiques). DJI décrit les fonctions matérielles des RC (boutons RTH, mode, écran tactile, etc.).
2) Latence, portée et fiabilité de la liaison
Téléphone (Wi-Fi/Bluetooth / direct phone link) : portée et latence généralement inférieures à une liaison radio dédiée (OcuSync) utile pour selfies/petites prises mais moins sûr pour vols lointains. Les forums et tests utilisateurs notent que pour des vols occasionnels ça marche bien, mais la radiocommande offre plus de robustesse et portée.
Radiocommande (OcuSync / transmission radio) : portée beaucoup plus importante et liaison plus stable, indispensable pour prises de vue longue distance ou vols en zones avec interférences.
3) Menus et accès aux réglages : la structure reste mais l’ergonomie change
L’application DJI Fly garde les mêmes grandes sections sur téléphone et sur radiocommande :
Live View (vue caméra): écran central, histogramme, informations télémétriques.
Barre latérale (ou icônes): modes de vol, carte, réglages caméra (photo/vidéo), paramètres du gimbal, intelligent flight modes (QuickShots, ActiveTrack, Spotlight, etc.).
Menu Paramètres (roue dentée): réglages avion, contrôleur, transmission, sécurité, calibrations, etc.
Différences pratiques notables :
Sur téléphone, certains sous-menus sont empilés (swipes, onglets) pour économiser l’espace ; sur RC avec écran, la présentation peut afficher davantage d’options simultanément et des raccourcis matériels (molette, boutons personnalisables) permettent d’ajuster exposition/gimbal sans ouvrir un menu. Des documents DJI et guides montrent le mapping des boutons sur les RC (RTH, C1/C2, mode).
4) Commandes physiques vs tactiles
Sticks et boutons physiques : offrent un retour haptique, réglages rapides (trim, modes, pause) et un contrôle plus précis en vol (notamment en mode sport). Certains contrôleurs ont des molettes/joysticks programmables pour l’exposition/gimbal.
Téléphone : tout passe par tactile ou gestes à l’écran. Les sticks virtuels sont moins précis, surtout sur petits écrans ou en gants. Les gestes/touch shortcuts (tap to focus, pinch to zoom) sont pratiques pour des usages rapides et sociaux.
5) Fonctions réservées ou simplifiées selon l’interface
Accès à certaines fonctions avancées : selon les modèles DJI, quelques fonctions avancées ou options de diffusions/streaming/multitâches peuvent être exclusives ou mieux supportées via la radiocommande (ex. HDMI, streaming pro, stockage interne du contrôleur, certains réglages précis du RC Pro). Les guides produits et revues montrent que des contrôleurs pro peuvent offrir des outils d’édition/streaming sur place.
Phone mode : les drones « phone-first » proposent des routines (palm launch, modes automatiques, commandes vocales) qui sont conçues pour être déclenchées depuis le téléphone, parfois plus conviviales que sur RC. Les tests presse du Flip évoquent ces routines automatisées utilisables sans RC.
6) Notifications, appels, et interruptions
Téléphone : risque qu’un appel ou une notification interrompe la session (même si DJI Fly propose des protections / mode « ne pas déranger »). Les utilisateurs rapportent que cela reste une source d’inconvénients pratiques.
Radiocommande : pas ce problème (sauf si le téléphone est connecté pour transfert).
7) Transfert de fichiers et gestion média
Les radiocommandes avec écran ont souvent stockage interne et micro SD : on peut éditer/visionner rapidement. Le téléphone facilite le partage immédiat (QuickTransfer Wi-Fi / Bluetooth), mais dépend de la vitesse de connexion et de la batterie du téléphone. DJI permet le transfert direct via l’app ; certains utilisateurs notent la commodité du téléphone pour publications rapides.
Détail des menus comparatif pratique
Remarque : DJI organise DJI Fly en modules semblables quel que soit l’écran ; ci-dessous, j’indique l’expérience utilisateur typique téléphone vs radiocommande pour chaque zone majeure de l’app.
A – Écran principal (Live View)
Téléphone : vue centrale + icônes superposées (vitesse, altitude, batterie, signal). Bouton « Enregistrer / Photo », mini carte en coin. Gestes : pincer pour zoom, tap to focus, glisser pour modifier exposition.
RC : même contenu mais généralement mis en page plus large ; possibilité d’activer une vue verticale ou écran rotatif (sur RC Pro). Les boutons matériels permettent pause/record immédiate sans toucher l’écran.
B – Barre de menus / modes (QuickShots, ActiveTrack…)
Téléphone : sélection par icônes/fenêtres modales, vous appuyez, configurez et lancez. Les assistants visuels (guides) tiennent l’écran.
RC : accès plus rapide via raccourcis matériels ; certains contrôleurs affichent un menu de modes dédié avec descriptions plus grandes.
C – Réglages caméra (ISO, vitesse, format, profils colorimétriques)
Téléphone : curseurs tactiles, numéros affichés ; ergonomie pensée pour le pouce.
RC : contrôle physique possible (molette) ; paramètres pro souvent plus faciles à ajuster en vol.
D – Paramètres de l’aéronef / sécurité
Contiennent la calibration compass/IMU, limites de hauteur/zone géo-clôture, RTH, modes de contrôle. Sur téléphone ces menus sont accessibles mais parfois profonds (plus de sous-niveaux). Sur RC, des raccourcis et confirmations sont généralement plus explicites et confortables.
E – Carte / Telemetry
Téléphone : carte compacte, bascule entre GPS et vue terrain, pinches pour zoom.
RC : carte plus grande, affichage plus riche (waypoints en mode DJI qui le supporte), meilleure visibilité en extérieur.
Conséquences pratiques pour le pilote
Avantages du téléphone
Très léger, ideal pour voyages et usages rapides.
Installation rapide, aucun câble long ou support compliqué (selon modèle).
Partage et transfert immédiat de médias.
Intuitif pour débutants : gestes, tutoriels intégrés, modes automatiques conviviaux.
Avantages de la radiocommande
Sécurité : portée et liaison plus robustes, moins de risques de perte de contrôle.
Précision : sticks physiques, boutons, molettes pour pilotage et réglages fins.
Fiabilité en plein soleil et en conditions exigeantes.
Fonctions pro : streaming, sortie HDMI, stockage interne, plus d’options de personnalisation hardware.
Risques et limites du téléphone
Interférences, limites de portée, notifications entrantes, consommation de batterie, réchauffement du téléphone.
Moins de précision pour piloter en situations où la sécurité est critique (vent, obstacles).
Conseils pratiques pour voler
Avant le décollage (téléphone)
Activer le mode Avion et couper Réseau/Bluetooth pour la liaison (empêcher appels).
Vérifier la batterie du téléphone, du drone, et du contrôleur (s’il est connecté).
Fermer autres apps en arrière-plan, activer Ne pas déranger.
Positionnez le téléphone pour éviter reflets et bouger, testez la sensibilité tactile.
Faire une calibration compass/IMU si demandé.
Avant le décollage (RC)
Vérifier sticks, molettes, et réponse des boutons.
Confirmer l’état de la transmission (bars), essais de RTH.
S’assurer que l’écran RC n’est pas en veille.
Tableau comparatif Téléphone vs Radiocommande
| Catégorie | DJI Fly sur Téléphone (mobile) | DJI Fly sur Radiocommande (RC / RC Pro / Smart Controller) |
|---|---|---|
| Interface générale | Interface compacte optimisée pour petit écran ; éléments rapprochés ; navigation par swipes et pop-ups. | Interface plus aérée ; menus plus larges ; meilleure visibilité en extérieur ; navigation fluide grâce à l’écran plus grand. |
| Taille et luminosité de l’écran | Variable selon smartphone ; bonne luminosité mais sensible aux reflets selon modèles. | Écrans très lumineux et anti-reflets (1000–2000 nits selon modèles) ; optimisés pour usage en plein soleil. |
| Stabilité de la liaison | Dépend du Wi-Fi/Bluetooth ou liaison courte portée ; latence plus élevée ; portée réduite. | Transmission OcuSync dédiée ; portée plus grande ; stabilité supérieure ; moins de pertes de signal. |
| Commandes de vol | Sticks virtuels tactiles ; moins précis ; aucune sensation physique ; sensible aux doigts glissants ou gants. | Sticks physiques précis + boutons matériels (RTH, Pause, modes, molette gimbal) ; contrôle optimal et immédiat. |
| Menus de réglages (roue dentée) | Même structure mais avec plus de sous-niveaux ; boutons plus petits ; paramètres parfois empilés. | Accès plus direct ; plus lisible ; certains réglages accessibles via boutons physiques ; navigation plus rapide. |
| Réglages caméra (photo/vidéo) | Curseurs et icônes tactiles ; plus d’étapes pour ajuster ISO, vitesse, profils ; manipulation pouvant être sensible en vol. | Ajustement via molettes et boutons ; changements rapides sans quitter l’objectif des yeux ; plus stable en vol. |
| Modes de vol (QuickShots, ActiveTrack, etc.) | Sélection par fenêtres modales occupant tout l’écran ; ergonomie très simple ; idéale pour débutants. | Affichage plus large ; descriptions plus claires ; activation via raccourcis ; meilleure réactivité. |
| Carte & télémétrie | Carte en petite vignette ; zoom par gestes ; visibilité parfois limitée. | Carte plus grande et lisible ; informations télémétriques plus confortables ; pratique pour vols complexes ou longs. |
| Montage et partage | Très facile (transfert direct sur réseaux sociaux) ; téléphone = plateforme de partage idéale. | Possible mais moins pratique ; nécessite parfois transfert sur téléphone après coup. |
| Risques d’interruption | Appels/notifications ; surchauffe possible ; multitâche dangereux si on quitte l’app. | Aucun risque d’appel ; pas de multitâche ; environnement stable dédié au vol. |
| Autonomie | La batterie du smartphone s’épuise vite (écran + transmission) ; dépend du modèle. | RC dédiée avec autonomie optimisée ; souvent meilleure endurance sur sessions longues. |
| Stockage média | Dépend de la mémoire du téléphone ; transfert rapide vers galerie. | Stockage interne + microSD sur certains modèles ; plus de flexibilité pro. |
| Ergonomie en vol | Très mobile et minimaliste ; parfait pour vols rapides / loisirs / selfies. | Ergonomie professionnelle ; idéale pour vols sérieux, longue distance ou tournages. |
| Cible utilisateur idéale | Débutants, vloggers, utilisateurs occasionnels, voyageurs. | Pilotes avancés, professionnels, vols nécessitant sécurité et précision. |
Conclusion quel choix pour vous ?
Si votre priorité est la simplicité et la mobilité (vlogging, vacances, vol de proximité), l’usage smartphone + DJI Fly est très pertinent, spécialement avec des drones conçus pour ça (Neo/Flip).
Si vous voulez sécurité, portée, contrôle fin, ou fonctions pro, une radiocommande (RC/RC Pro/Smart Controller) reste le meilleur choix.
Tests et retours d’utilisateurs montrent que le téléphone permet une expérience ultra-simple, mais que les radiocommandes restent le standard pour la sécurité et la performance. Les reviews du Flip/Neo soulignent la convivialité phone-first mais rappellent la perte potentielle en portée et précision par rapport à un RC dédié.



